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“Let the beast go”*: bye bye Dehaene.

(“Libère la bête”* : adieu Dehaene)

Danny Carleer

L’adieu politique de Jean-Luc Dehaene a été commenté abondamment dans nos medias. Selon ses propres paroles le vilvordois ne s’occupera plus que de football puisqu’ainsi son épouse Celie peut l’accompagner aux compétitions.
La brochure ‘Coupables de terrorisme? Dexia place une bombe sous votre commune’ a entre autre comme sujet les banquiers de Dexia. Ce qui suit a également paru il y a un peu plus d’un an dans l’hebdomadaire ‘Solidaire’ sur l’ex président du conseil d’administration de cette banque vraiment très mauvaise ‘very, very, bad bank’ :

Le Roi de la privatisation Dehaene

Jean-Luc Dehaene a conclu son aventure Dexia par une phrase à l’emporte-pièce : « On nous a fait venir en tant que pompiers mais il était trop tard. » Un peu facile. Dès le début, Dehaene s’est adapté à la stratégie de Mariani, tout en rejetant d’autres plans « politiquement irréalisables ». Aux côtés de ce dernier, le président du CA dépeint des perspectives toujours très roses, que les chiffres soient dans le rouge ou pas. En 2011, l’assemblée des actionnaires avait tous les airs d’un show rassurant. Il voyait même des possibilités d’augmentation salariale pour les travailleurs. Et quand, durant l’été 2011, le CEO Mariani s’oppose au démantèlement de Dexia, Dehaene se range comme un seul homme derrière lui. Tous deux se sentent on ne peut plus à l’aise dans le filet du contribuable.
Le professeur Eric De Keuleneer (ULB) est sévère à l’égard du tandem : « Les problèmes de Dexia émanent des décisions de l’ancienne direction, mais aussi de l’actuelle (Mariani et Dehaene, NdlR), qui ont voulu utiliser un modèle qui n’était pas viable. » Par la suite, Dehaene lui-même a admis ne pas avoir bien compris les risques de Dexia. L’incompétence n’est pas un crime, mais que venait-il faire là, dans ce cas ?
Avec Dehaene, voilà 16 ans déjà que les choses allaient à vau-l’eau. Le gouvernement catholique-socialiste Dehaene-Di Rupo avait signé l’entrée en bourse du Crédit communal et c’est à partir de là que toutes les misères ont commencé. Pour 750 millions d’euros à peine, Dehaene bazardait le Crédit communal au privé « afin de réduire la dette publique et parce que le privé travaille plus efficacement ». Grotesque !

* “Let the beast go” (paroles du premier Jean-Luc Dehaene sur un taureau mécanique à Dallas, Texas en 1995)

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